Sous le masque du divertissement, l'appauvrissement culturel, sous le masque d'une information globale, l'omission ou la sélection idéologique, sous le masque de la neutralité, les lobbies...
Ce blog a pour seul but de dévoiler quelques dysfonctionnements des media, mais aussi de pointer fautes et maladresses parfois anecdotiques voire drôles dont le nombre croissant relève d'une incompétence inquiétante.

mardi 31 mars 2015

Quand l'info dirige vers l'idéologie

Dans le 19/45 que je cite souvent car c'est un des exemples les plus criants de cette information tronquée voire manipulée que les media de forte audience ont institué comme source devenue fugace mais suffisante de diffusion des évènements, sans doute faute à la pauvreté culturelle du panorama audiovisuel de ces toutes dernières décennies, la séquence de la question du jour portait sur les résultats des élections départementales qui ont vu la victoire écrasante de la droite. La question de la soirée après le premier tour était : pensez-vous que Nicolas Sarkozy soit à l'origine du succès de la droite ? Une semaine plus tard (dimanche dernier) : pensez-vous que Nicolas Sarkozy puisse profiter de cette victoire pour la prochaine présidentielle ? Aux deux questions, le sondage livra la même réponse : non.
Outre le fait que l'inquiétude notoire de M6 porte sur l'avenir présidentiable de N. Sarkozy, - ce qui est déjà dérangeant de la part de journalistes prétendument censés transmettre une information impartiale, - n'est-ce pas là la preuve que le temps où, seules, les chaines publiques semblaient relayer une idéologie découlant du pouvoir, est révolu, et que, de nos jours, une propagande est savamment orchestrée par des intérêts privés au service d'instances d'Etat ? Sommes-nous réellement en démocratie ? Bien évidemment non. Quand la propagande s'insinue dans les chaumières par la fenêtre amicale de la télévision, reine des foyers, source de divertissement, la liberté de chacun est taclée, car, et c'est là toute l'ingéniosité d'utiliser des media plus représentatifs du divertissement que de l'information, jugés inoffensifs, l'idéologie et sa propagande s'infiltrent et édictent, faisant mine débonnaire, ce qu'il est de bon ton de penser. Les media banalisent leur impartialité pour que nul ne soit crédible en en dénonçant la culpabilité.

Dans la même émission, lors du reportage évoquant la fusillade ayant eu lieu devant la NSA (les services de renseignement et de protection du territoire américain), le journaliste, afin de présenter l'agence de renseignement en question, nous précise qu'elle n'est connue du grand public que depuis l'affaire Edward Snowden, cet informaticien qui a révélé au monde entier l'existence d'un système de surveillance à l'échelle de la planète. Or, la NSA n'a jamais eu besoin de Snowden pour être connue du grand public (le premier blockbuster américain venu suffirait à nous la présenter !) ; de plus, n'Est-ce pas du sensationnalisme de facilité que de rappeler le scandale dont Snowden fut à l'origine ? Bien plus croustillant que deux misérables forcenés apparemment totalement éloignés d'une quelconque organisation terroriste ! Et puis, qu'Est-ce que le grand public a-t-il retenu de l'affaire Snowden ? Un système de surveillance d'individus comme vous et moi à l'échelle de la planète ? Comme le système Prisme quelques années plus tôt et rapidement oublié, notamment par les media eux-mêmes ? Et mis à part le fait que le système était capable de surveiller n'importe quel individu dans le monde, à quelles fins a-t-il servi ? Est-il toujours en service ? Y en a-t-il d'autres ? A quoi devons-nous nous attendre ? A ces questions, nul reportage diffusé sur des media de masse pour tenter d'y répondre...

dimanche 22 mars 2015

Aux sources du Printemps arabe

Je vais évoquer un sujet que j'ai abordé à plusieurs reprises dans de précédents articles de ce blog : les évènements qui déstabilisent le monde arabo-musulman depuis ce que d'aucuns nomment le Printemps arabe.
Pour ce faire, je m'appuie cette fois sur un reportage de la chaîne d'information Euronews, très certainement la seule chaîne en français digne de se targuer de réaliser de la véritable diffusion d'information car la moins encline à la réinterprétation et autres édulcorations le plus souvent d'ordre idéologique.
Ainsi, hier, 21 mars 2015, un reportage portait sur les attentats de Sanaa, au Yémen.





Le journaliste signalait le départ des derniers soldats américains encore en poste dans le cadre de repérages opérationnels à destination de leurs drones. Mais ce qu'il y eut de plus intéressant dans le travail du reporter, fut la toute dernière information diffusée dans le sujet : les ressortissants français avaient déjà été rapatriés suite à l'exhortation du Quai d'Orsay,... un mois auparavant. Cela ne démontre-t-il pas une fois encore que tout ce qui s'ourdit dans le monde arabo-musulman en crise sévère depuis 2009 est préalablement prévu donc préparé par des instances gouvernementales ?
Que retiendra donc l'Histoire de ce chambardement majeur qui ravage un bon nombre de pays (Yémen, Irak, Syrie, Egypte, Tunisie, Lybie, Nigéria, ...) ? Hélas, il est fort probable que les vrais instigateurs de cette catastrophe ne soient pas cités. Je les cite ici : Etats-Unis, Royaume-Uni, Israël, et la coalition mouvante d'un occident servile.

http://lumieresurlestemps.blogspot.fr/

jeudi 19 mars 2015

Attentats de Tunis

Suite à l'attentat perpétré en Tunisie, au musée du Bardo, le 19/45 de M6 a énuméré les nationalités des victimes mortelles et fait allusion aux blessés français. Jusque là, l'information donnée répond aux critères requis et admis.
Par contre, pourquoi revenir aussitôt après sur un attentat survenu en 2002, bien avant le printemps arabe, bien avant que le régime de Tunis ne tombe, loin dans le passé, lorsque la Tunisie jouissait du flux de touristes lui assurant sa première richesse, et ce, dans le seul but d'évoquer un attentat contre... une synagogue alors. Terrible et misérable attaque pour des raisons religieuses, c'est évident, mais le reportage m'a semblé très (trop) partisan de l'idée qu'il faut alimenter la confrontation islam-judaïsme dans son prisme musulmans contre juifs. Est-ce pour tenter d'opérer un rapprochement logique entre l'attentat de l'hyper cacher en janvier dernier à Paris et celui de 2002, mettant ainsi bien en évidence la haine du musulman contre le juif ? Mais dans ce cas, n'est-ce pas non avenu voire irrespectueux d'oublier les victimes non juives des évènements tragiques de ce début d'année ? A moins que sans l'avouer publiquement, la rédaction n'estime que Charlie Hebdo représentait non pas la liberté d'expression laïque telle qu'on nous la rabâche mais un symbole pro israélite ? Les implications seraient bien plus importantes que les media ne l'avouent alors... Toutefois, les liens existant entre l'idéologie du journal prétendument libre et une idéologie jugée sioniste n'ayant jamais été dénoncés par les media, pourquoi tenter un rapprochement entre l'attentat de Tunis de 2002 et celui de l'Hyper Cacher ? Une fois de plus, nourrir les peurs, les haines (trop faciles ces derniers temps contre l'islam), et porter en victime innocente un judaïsme afin d'en démontrer le défaut de fondement, - car en effet, ce n'est pas le judaïsme qu'on serait en droit de critiquer (pas plus ni moins que tout autre religion finalement), mais le gouvernement israélien. Ainsi, la question qui se pose est la suivante, et la réponse lourde et grave : pourquoi les media cautionnent-ils la politique israélienne ?

mardi 3 mars 2015

Transition énergétique

Un blog sur les media ne peut raisonnablement échapper à la teneur des sujets dont ils sont les récipiendaires et les émetteurs, d'autant que la façon de traiter l'information reflète bien souvent la problématique conjointe des faits et des supports d'information.
Ainsi, une commission gouvernementale doit, aujourd'hui, présenter un texte sur la transition énergétique, grand chantier du socialisme au pouvoir qui nous présenta l'importance d'un changement écologique responsable dans leurs promesses électorales.
Et que lit-on dans le texte ? Un retour en arrière quant au nucléaire, puisque laissé en l'état, sans la diminution annoncée. Des délais de transition reportés au titre des intérêts de la croissance économique en vue. Dîtes-moi si je me trompe, mais n'était-il pas question, auparavant, de faire prévaloir l'intérêt écologique sur l'économique ? 
Certains media (comme France Info) relayent ce recul, mais lesquels nous rappellent précisément, désignant les politiciens porteurs du grand message réformateur (S. Royal par exemple), qu'un mensonge d’État nous fut servi et développe toute son ignominie mercantile aujourd'hui, provenant de surcroît d'un parti qui ne devrait pas être le plus adepte de la course aux richesses surtout lorsqu'elles participent de la part humaine du changement climatique ?